Everybody Lies!

Everybody Lies!
Vous l'aurez compris, ce blog tourne autour de l'univers du Docteur House.
Petite présentation de la série à ceux qui ne connaissent pas.



La série met en scène les aventures du docteur Gregory House, un médecin passionné et brillant mais qui déteste ses patients et fait preuve d'une grande arrogance envers son équipe médicale. Personnage cynique, souffrant d'une claudication due à une douleur de la jambe droite, il marche avec une canne et abuse des analgésiques. Il est spécialisé dans les maladies rares et ne fait guère attention aux petites maladies classiques, House méprise les patients venant consulter pour problème banal.

On adore détester ce misanthrope aux compétences exceptionnelles. Pour rien au monde il ne rate un épisode de "General Hospital" et il adore sa gameboy! Mais, même s'il clame n'avoir confiance en rien ni personne, et surtout pas en la parole de ses malades. Le Dr House n'en est pas moins un clinicien d'une grande fiabilité. A la manière d'un enquêteur, épaulé par une équipe trié sur le volet, il assemble un à un les indices qui lui permette d'étayer son dignostic.
Un vrai Sherlock Holmes version médicale!
Cette série est remplie de répliques cultes et le Docteur House ne serait rien sans la prestation d'acteur de Hugh Laurie


Hugh Laurie est né le 11 juin 1959 à Oxford, en Angleterre. Fils d'un médaillé d'or olympique, il a été élevé à Eton et Cambridge. Il rencontre Emma Thompson à Cambridge en 1978 alors qu'ils rejoignent tous deux les « Fottlights ». Hugh Laurie est marié à Jo Green depuis 1989 et il a actuellement 3 enfants (Charlie, Bill et Rebecca).

Dès les années 1980, il apparaît dans plusieurs séries télévisées. Il prête également sa voix à plusieurs personnages de film d'animation. On le retrouve en 1996 dans le rôle de Jasper dans « Les 101 dalmatiens ». Il joue également le rôle de Poirot dans le film « Spice World » et en 1998 il apparaît dans un épisode de la série « Friends ». En 2002, il tient le rôle de Jules Siviter dans « Spooks » et joue Frederick Little dans les trois numéros de « Stuart Little ». En 2004, il obtient le rôle titre de Gregory House dans « House M.D. » diffusé sur la FOX.









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# Posté le vendredi 20 juin 2008 13:46

Analyse du final de l'épisode 6 de la saison 5 "Joy "

Analystes (complètement accros et barges - soit dit en passant-) : Huddy-Addict, Lilie654, Malgo, Phoenix, Snowbordeleuse et Sweety972 (alias Marchombre972 sur ce blog).

Analystes du langage cinématographique : Phoenix, Sweety972 (donc, si vous avez des questions à ce sujet, des zones d'ombre à éclaircir, un mot de vocabulaire à saisir, consultez-nous).

Rédaction : Sweety972 (merci à Lilie de m'avoir permis à des moments de trou et de mutisme linguistique d'avoir comblé mon vocabulaire xD).


Je tiens à préciser que ce travail est sérieux. Il se s'agit pas d'un sursaut de fanatisme mais d'une analyse poussée sur un support visuel. Il ne s'agit donc pas d'une simple fabulation menée par des hystériques complètement paumées et sans vie sociale.




***



Après cinq saisons, cinq ans d'attente et de traction de capillaires, ça y est, enfin... Le baiser que nous attendions tous nous a été offert sur un plateau d'argent et d'une façon dont personne ne semblait vraiment s'y attendre.
Un baiser qui, après expertise, semble avoir été travaillé au millimètre près.
Chaque geste, chaque détail, chaque plan est pensé, réfléchit et détient un sens bien précis.
Nous avons donc essayé de décrypter cette scène, pas seulement en tant que fans complètement tordues mais d'un point de vue analytique professionnel (comment elles se la pètent! xD).


Nature du baiser :

Le nature de la relation entre House et Cuddy, dès le début, à été d'ordre attractif et physique... Sexuelle.
Argument que les anti-huddy s'empressaient d'employer pour laisser entendre que leur relation n'était pas sérieuse et factice. Simple désir charnel, rien de bien profond etc...
Cette scène, pour notre plus grand bonheur annule tout doute à propos de la nature des sentiments des protagonistes. (soyons pro jusqu'au bout lol)
En effet, cette scène démontre la profondeur et la sincérité de leurs sentiments. Surtout du point de vue de House. L'homme qui ne cesse de faire référence à sa poitrine, ses fesses, ses jupes courtes, ses décolletés. Tout aurait pu laisser penser à un simple désir animal dû à une excitation primitive... Mais ce n'est pas le cas. Bien au contraire.
Pour cela, le code utilisé sera le code vestimentaire. On se retrouve donc avec une Cuddy, perdue et triste, décoiffée, vêtue d'un pyjama et d'un pull gris délavé et trop grand pour elle (vachement glamour hein), nez rouge, regard fatigué par les larmes, et pas un soupçon de maquillage.
Cette dévalorisation de Cuddy rend la scène plus intense.
Révélant les vrais sentiments de House.
Il ne s'agit plus d'une simple attirance mais d'une envie plus profonde.
Le "I like Cuddy... Some part of her" s'évanouit pour laisser place à un "I love Cuddy" (muet mais bien réel); sa personne (her soul) et non son corps.


Code vestimentaire de House :

Face à une Cuddy négligée (mais toujours aussi magnifique), House se présente en arborant une chemise bleue. LA chemise bleue qui le rend "presque sympathique". (selon Cuddy, saison 1, épisode 20).
Détail non négligeable puisqu'à travers le port de cette chemise symbolique, House montre qu'il prend en considération ce que Cuddy lui dit.
A travers cette chemise (qui reste dans cette scène un code), House semble vouloir la ménager.
Même si sa venue est clairement impulsive... Quand la porte s'ouvre, le spectateur peut lire dans ses yeux un "Mais qu'est-ce que je fous là?", le choix de cette chemise est tout sauf anodin.




L'invitation muette :

House donc, comme on pouvait le prévoir se présente à la porte de Cuddy, son regard montre qu'il ne sait pas encore à quoi s'attendre et qu'il ne sait pas vraiment pourquoi il est devant cette porte.
" Ce n'est pas le moment pour jubiler " lui lance Cuddy, qui se retourne et laisse la porte grande ouverte (elle avait la possibilité de la lui claquer au nez).
Son geste emprunt de lassitude est une invitation muette à entrer. Sa façon à elle de le laisser à nouveau pénétrer sa sphère personnelle.
Elle n'est pas à son avantage, ses yeux sont rougis par les larmes, laissant apparaitre une faiblesse qu'elle ne saurait lui cacher. Il la connait par c½ur, elle le connait par c½ur. D'ailleurs, jamais elle n'aurait laissé quelqu'un d'autre la voir dans cet état.
Cet élément renforce un peu plus la nature de leur relation. Elle ne se défend pas, ne cherche pas à paraitre plus sûre d'elle. Elle lui laisse voir son désarroi et sa peine. Sans pour autant tomber dans le pathétisme.
Connaissant House elle se doute bien qu'il va lui dire qu'il avait raison, et qu'il lui démontrera ses erreurs. Elle s'attend à être réprimandé. D'ailleurs, n'est-ce pas la raison pour laquelle elle le laisse rentrer?
En la réprimandant, House la pousserait dans ses retranchements, réveillant en elle son côté mordant. L'obligeant à se défendre et à redevenir la doyenne plutôt que de rester dans cet état. Elle a besoin d'une confrontation pour quitter son état léthargique, même si, au fond d'elle, elle ne souhaite simplement qu'une consolation. Elle souhaite qu'il lui montre à sa façon bien particulière qu'il porte un intérêt à sa personne et qu'il s'inquiète pour elle. Posée contre le mur, elle semble attendre la sentence, la punition imminente... Mais voilà. Ce soir, House n'est pas House et son comportement qui n'est qu'une pâle imitation de Wilson n'aura pas l'effet escompté.





" I don't know " :


Alors que House cherche le bâton pour se faire faire battre, Cuddy explose enfin (accumulation d'une tension depuis le début de l'épisode cf schéma de l'épisode.) et lui reproche d'être toujours en contradiction avec les choses et ce qu'il pense vraiment... Elle lui reproche de toujours nier.
_ Nier son affliction dû à sa "rupture" avec Wilson.
_ Nier d'être affecté par la mort de son père.
_ Et aujourd'hui nier son amour pour elle (?)
En effet, il se rend compte alors :
_ Qu'il niait que l'adoption l'emmerdait (c'est bien le mot).
_ Qu'il niait ne pas supporter de la voir avec quelqu'un parce qu'elle lui plaisait.
Et que, pour ses raisons et son profond égoïsme il ne pouvait se résoudre à la voir heureuse, alors faisait tout pour tout tourner au négatif, la décourager de tout, la rendre malheureuse (et là encore, le criquet avait raison).
Le "Pourquoi ressentez-vous le besoin de tout nier" le ramène donc à "pourquoi nier vos sentiments à mon égard".
Sa réponse n'est donc pas une simple réponse directe à la question, mais à une réponse personnelle. Le "I don't know" est avant tout une réponse qu'il se formule.
House est perdu et n'est pas sûr à cent pour cent de ses sentiments.
Cuddy l'obsède, il ne pense qu'à elle mais refuse de s'avouer qu'il aime alors il se bande les yeux et nie les sentiments qu'il éprouve.
A ce moment, au lieu de s'énerver, de répliquer, de l'insulter à son tour, House reste passif, comme perturbé par ses pensées. Il décide alors de jouer la carte de la sincérité et souffle le "I don't know" en soutenant son regard. Un "I don't know" qui semble même lui avoir échapper. Alors Cuddy comprend. (ou pas). En tout cas son attitude change radicalement et son regard au début haineux devient à la fois tendre et perdu. Elle ne comprends pas pourquoi il ne réagit pas comme "House" et l'attraction entre leur corps devient plus intense. Il jette un rapide coup d'½il à ses lèvres, puis la regarde à nouveau dans les yeux. Là, elle comprend, lit dans son regard...
House fait le premier pas mais ce n'est pas lui qui l'embrasse.
Ils s'embrassent. Leur acte devient "naturel", la main de Cuddy trouvant rapidement ses marques dès qu'il se rapproche d'elle.

S'en suit un baiser à la fois brouillon (reflétant leur désarroi respectif), passionné (reflétant leurs véritables sentiments), tendre ( reflétant l'aspect consolation de la scène) et enflammé (dû à la frustration, prochaine piste de réflexion)

[On pourrait aussi rajouter fougueux, fusionnel et que sais-je! A travers ce baiser les années d'attentes et d'envies coulent et s'enlacent par le biais de leurs corps.]


Langage cinématographique :

La scène du baiser s'enchaine en quatre plans successifs.
GP (gros plan) avec en arrière plan le couloir qui mène à la chambre. (on ne voit pas l'arrière plan mais c'est pour vous situer par rapport à la caméra)
PA (plan américain) avec en arrière plan la porte d'entrée.
GP avec en arrière plan la porte d'entrée.
PRP (plan rapproché poitrine) avec en arrière plan le couloir qui mène à la chambre.

Cet enchainement a deux buts bien précis :

1_ Appuyer sur la confusion et la spontanéité du baiser.
Accentuer la sensation de confusion et de désordre auprès du spectateur.
2_ Atténuer la manque de raccord de la scène dû à l'enchainement GP =} PA.


TBC...
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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 00:02

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 00:32

Analyse du final de l'épisode 6 de la saison 5 "Joy " (suite)

Analyse du final de l'épisode 6 de la saison 5 "Joy " (suite)



Frustration :

L'autre grand sentiment qui se dégage de cette scène plutôt déconcertante est le sentiment de frustration.
Frustration ressentit par le personnage de Cuddy et ce, à plusieurs niveaux.


Le blouson et le pull : outils de frustration :

Pendant leur étreinte, House et Cuddy s'enlacent avec passion et précipitation. Malheureusement pour Cuddy, le seul contact charnel qu'elle a est celui de ses doigts sur le visage de House ( et ce, pendant un court instant).
On la voit, désespérément, le caresser. Mais avec les manches trop longues de son pull et le blouson en cuir de House, le résultat est plus que frustrant et elle n'arrive pas à s'agripper (contrairement à House qui lui broie presque l'épaule droite)
Cette frustration a pour effet de rendre ses gestes beaucoup plus exaltés.
Car à la passion, la hâte, l'exutoire, s'ajoute la frustration de ne pas pouvoir toucher le corps de l'autre.
Cuddy se livre alors totalement (ben oui elle essaie en vain de s'accrocher à cette maudite veste glissante!) et reprend le dessus sur House.
Et cette frustration transcende le simple objectif de la caméra puisque, le spectateur (en particulier la gente féminine) ressent ce même sentiment de frustration. (et décide alors de créer une association anti-blouson...)



La canne : fonction et symbole :

Pourquoi ne lâche-t-il pas sa canne?
Grande question existentielle que tout le monde se pose.
Plusieurs pistes toutes aussi intéressantes les unes que les autres sont valables. Et pour la totalité se combinent.

Dans cette scène, la canne de House rejoint l'une de ses fonctions maitresses; je cite :"sa canne, outil indispensable de ce qu'il faisait le mieux : fuir".
En gardant sa canne serrée dans la main, House s'assurait inconsciemment une issue de secours.
En effet, s'il avait jeté sa canne et qu'il avait ensuite dû la ramasser pour partir, Cuddy aurait eu le temps de réagir et l'aurait retenu.
Garder sa canne lui permet une retraite plus facile.
Le lâché de canne aurait pu aussi déclencher un désir plus poussé et ils auraient finit dans le même lit. Le bruit de la canne percutant le sol ou le mur aurait réveillé en eux un désir farouche de s'arracher leurs vêtements (au moins ce fichu blouson se serait cassé!)
Et dans la précipitation de cette étreinte, il ne devait pas vraiment être conscient qu'il avait encore la canne en main.




La canne, autre outil de frustration... Pour le spectateur... (Lâche la canne! Lâche la!)




Rupture : nouvelle source de frustration :


Tout baiser a une fin et la fin de celui-ci est la partie la plus intense de la scène et la plus frustrante pour Cuddy (décidément!)
Cette partie "closer" voit les deux protagonistes reprendre leur souffle et rester un court instant nez contre nez.
Pour ceux qui se demandaient qui ouvrait les yeux en premier, voici le détail de la scène :
Après décortication d'un nombre incalculable de captures, la scène a pu être détaillé au millième près.
Ainsi, quand ils s'éloignent légèrement l'un de l'autre afin de reprendre leur souffle. Le souffle de Cuddy étant bien audible (comme une supplication faite à l'homme qui la tient dans ses bras.). C'est la première à entre-ouvrir les yeux.
Elle les ferme aussitôt et se penche à nouveau vers House.
A son tour il ouvre les yeux, reprend ses esprits et ne tend pas les lèvres.
Cuddy sentant que le vide ne se comble pas marque un temps d'arrêt puis réouvre les yeux. A ce moment, House la relâche et elle retombe sur ses talons. (il ne veut pas la brusquer, le geste est délicat presque irréel... Juste un relâchement.) La distance se creuse. House presque chancelant s'enfuit face à une Cuddy à la fois perdue, déconcertée, essoufflée (on sent qu'elle a du mal à calmer son rythme cardiaque) et frustrée (elle l'aurait à nouveau embrassé s'il n'avait pas briser leur étreinte).
Elle hésite, la porte est sur le point de se fermer... Il est trop tard... "Good Night" sont les seules paroles qui arrivent à franchir ses lèvres...
Elle reste un moment debout (le temps de réaliser ce qui s'est passé)
Pointe de frustration. Elle quitte à son tour le champs.



Langage cinématographique :

La fin du baiser est symboliquement représentée par "le bruit du talon" (plus original comme nom tu meurs)
Ce bruit à la fois sourd et mat rajouté au montage marque clairement la fin de leur étreinte. Le retour à la réalité, le retour sur terre.
Après le relâchement de House, les talons de Cuddy rencontrent à nouveau le sol.
Et ce bruit est repris et accentuer par un échos sourd (deux coups) qui donne un côté oppressant à la fin de la scène. Ce bruit sourd qui pourrait s'apparenter aux battements du c½ur du spectateur qui retient alors son souffle. Mais aussi à la gravité de leur geste. Ils se sont embrassés et ne pourront jamais revenir sur ce geste. Le "mal" est fait et les retombées seront importantes.


TBC...
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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 00:25

Analyse du final de l'épisode 6 de la saison 5 "Joy " (suite 2)

Schéma de l'épisode (en comparaison avec la scène finale) :


Chronologie :


La scène finale de cet épisode et le résultat d'une mise en opposition entre House et Cuddy pendant tout le déroulement de l'épisode.
Opposition qui suit un ordre croissant.
La tension entre les deux protagonistes augmente un peu plus à chacune de leur confrontation.
Leur comportement respectif suit une évolution qui, au final, inverse les rôles.
Opposition de l'attitude décrescendo de House à l'attitude crescendo de Cuddy.
House qui, au départ, était plus agressif, plus chiant, plus gamin devient de plus en plus passif, posé, sérieux. Jusqu'à la scène finale où il atteint ce degrés supérieur de passivité et où il devient avenant...
Face à lui, Cuddy devient de plus en plus agressive et insultante (pousée à bout par le diagnosticien).
On passe de "get out" à "shut up" pour finir avec le magnifique " you're a son of bitch "
Ce n'est pas tant le contenu qui est blessant et déstabilisant mais le ton employé.


Symétrie :

Pendant le visionnage de l'épisode, les non spoiler, ont perçu dans la scène du bureau les prémisses d'un baiser. Et beaucoup ont eu l'impression (pendant une fraction de secondes) qu'ils allaient s'embrasser.


Coïncidence?
L'attitude est la même, Cuddy se rapproche de House (elle aime le contact cette femme!) pour l'engueuler.
Même comportement dans la scène finale.
Même prise de vue sur le visage de Cuddy.
Même expression du visage, larmes imminentes, lèvres légèrement pincées.


Symétrie du comportement :

Dans cette épisode, une autre symétrie (qui ne concerne pas la dernière scène) nous semble importante à être signalée.
Celle-ci sera nommée la symétrie de l"attaque-regret"

Dans la scène du bureau, House sort à Cuddy : " Ça n'explique pas pourquoi vous avez changé de haut ", elle s'en va.
House regrette ses propos.

Puis, dans on se retrouve dans le bureau de Cuddy, (changement de lieu, son bureau à elle, position de force)
House fait le gosse, puis "Get out" de Cuddy.
Il s'en va.
Cuddy regrette.



Dernier plan : Le message de la production

Beaucoup se demandaient pourquoi Cuddy se dirigeait (à la fin de la scène) vers la cuisine.
Voici un élément de réponse :

Dans le langage cinématographique, pour qu'un plan soit raccord, le protagoniste doit traverser le champs de façon linéaire. Et en sortir à l'opposé de son entrée. S'il est face au côté gauche, il sort du côté gauche, s'il est face au côté droit, il sort du côté droit. En aucun cas, il ne doit se retourner, car faire volte face accentuerait le vide laisser par le précédent protagoniste et briserait la fluidité de la scène.
Lisa. E devait donc, forcément marcher tout droit... donc se diriger vers la cuisine.
Ainsi, traverser le champs.

Mais elle aurait pu aussi se diriger vers la chambre.
L'épisode se serait terminé en fondu noir avec Cuddy se dirigeant d'un pas fébrile jusqu'à sa chambre.
Pourtant, qu'avons nous? Un champs vide et ce pendant deux secondes (dit comme ça, on a l'impression que ce n'est rien, mais en réalité, c'est beaucoup!)
En effet, pendant ces deux secondes, on se retrouve face à cette pièce où tout aurait pu basculer. Mais était-ce vraiment le but? Accentuer cette sentation de vide et de frustration en nous laissant entrevoir la chambre et ce long couloir froid et vide?
Etait-ce réellement le but?
Une autre hypothèse se dégage de ce plan tout sauf anodin.
Une autre hypothèse qui accentue le côté profondément sadique de la prod' et mon admiration pour leur génie.

Cette scène a un lien direct avec le spectateur (ou téléspectateur).
La rapidité et la soudaineté de leur étreinte s'oppose au calme brut et imposé à la fin de ce baiser, avec ce plan vide qui semble durer une éternité.
Il est évident que tout le monde reste sckotché face à cette scène.
Et le spectateur est tout aussi perdu et bouleversé que les personnages (pourtant fictifs).
Bouleversement et incertitude, d'ailleurs accentués par le flou de l'image.
Cuddy sort du champs, et le spectateur, bouche bée, continue à fixer l'espace vide.
L'espace qui a vu naitre ce baiser.
Puis écran noir.
On cligne enfin des yeux, on revient à la réalité.
La production a rechercher cet effet afin de nous mettre sur le cul.
Du style : " depuis le temps que vous réclamez du huddy, on va vous en donner, et vous allez vous en mordre les doigts".
Alors ils nous déstabilisent d'une façon magistrale en usant d'un procédé bien simple.
(Je vous vois déjà devant votre écran : "Gné? C'est quoi ce délire? Ça ne va vraiment pas!)
Mais, si vous prenez la première version du baiser Huddy, vous verrez que le dernier plan est totalement à l'opposé de celui de la scène finale. Et vous constaterez aussi, que l'impression laissée est totalement différente.
Un plan est très important et délivre un message. Choisir de nous laisser ce blanc était tout, sauf anodin.



FIN
(Oui c'est brutal lol mais pas trop besoin de conclusion, vous avez eu assez de lecture comme ça ^_^ )


Un grand merci à Phoenix qui m'a aider à la mise au point de toutes les pistes de réflexion et m'a soutenu les paupières. (ben ouais, j'écris toujours après 22h)



Copyright "Marcombre972". Cette analyse ne doit être copiée sous aucun prétexte!
Pour toute publication en dehors de ce blog, demandez l'accord aux principaux auteurs.


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Analyse du final de l'épisode 6 de la saison 5 "Joy " (suite 2)
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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 00:46